Axe 2 : Des politiques sociales, éducatives et de prévention et non de répression

Les politiques répressives fragilisent nos libertés publiques, elles stigmatisent les habitant·es des Quartiers Populaires et les personnes issues de l’immigration, tout particulièrement les jeunes, souvent ciblés par l’action de la BAC.

La véritable insécurité, c’est le chômage et la précarité ; c’est l’abandon des populations discriminées et paupérisées ; c’est la disparition des services publics ; c’est l’affaiblissement du tissu associatif ; c’est la fragilisation des centres socioculturels.

Face à ces politiques qui nourrissent la peur, nous affirmons une autre voie : remettre au cœur de la ville le lien social, la santé, l’éducation, la prévention, pour construire une ville accueillante, solidaire, vivable pour toutes et tous.

Nous nous opposerons avec détermination à toute surenchère sécuritaire, parce qu’elle divise, qu’elle entretient l’inquiétude, et qu’elle alimente le racisme et toutes formes de discriminations. A ce titre, la vidéosurveillance a partout fait la preuve de son impuissance : elle n’aide quasiment jamais à la résolution des cas d’agression ou de « délinquance », sans commune mesure avec ses coûts exorbitants. Plutôt que d’empêcher les agressions, elle les déplace. Elle est inefficace et coûteuse pour la collectivité.

Notre priorité : une ville qui protège en renforçant l’égalité, pas en renforçant la répression.

2.1. Mettre la prévention et la médiation au cœur de la tranquillité publique

– Construire, avec les habitant·es, de véritables politiques de prévention qui répondent aux besoins du terrain plutôt qu’aux logiques répressives imposées d’en haut

– Redonner toute leur place aux médiateurs·trices et équipes de proximité : des professionnel·les formé·es, capables de créer du lien et de retisser la confiance là où les dispositifs répressifs ont échoué

– Réactiver un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) réellement ouvert, où habitant·es et acteurs locaux participent pleinement aux décisions

– Porter la création de postes de gardiens d’immeuble en lien avec les bailleurs sociaux (concierges de proximité)

2.2. Redéfinir les missions de la police municipale

– Ré-affirmer la mission première de la police municipale : protéger toutes et tous dans l’espace public, et en priorité les personnes les plus vulnérables

Désarmer la police municipale

– Rendre chaque contrôle d’identité transparent grâce à la délivrance d’un récépissé

– Former tous les personnels municipaux pour combattre réellement le racisme institutionnel et les pratiques discriminatoires

– Créer un service municipal d’accueil dédié aux victimes de violences policières, offrant un accompagnement juridique, psychologique et humain, pour que plus aucune personne ne se retrouve seule face à ces violences

2.3. Réorienter l’argent dévolu à la vidéo-surveillance

– Démanteler le réseau de caméras de vidéo-surveillance

– Utiliser le budget ainsi économisé pour des actions en faveur d’actions sociales