L’humanité, du fait de ses activités, fait face au plus grand défi de son histoire. Elle est confrontée aux dépassements de nombreuses limites planétaires, notamment le réchauffement climatique, les pollutions et la destruction de la biodiversité. Ces évolutions menacent à terme la survie de l’espèce humaine.
Alençon et ses habitant·es sont déjà atteint·es par les effets de la crise écologique, à travers par exemple l’accroissement de la fréquence des canicules et des sécheresses. C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent d’user de tous les moyens à la disposition de la municipalité pour limiter autant que possible ces évolutions. Elles touchent chacun·e d’entre nous, et particulièrement les plus modestes. Il est nécessaire de réduire nos impacts environnementaux, d’adapter la ville et la Communauté Urbaine d’Alençon (CUA) et se préparer aux défis à venir.
Nous ne pouvons pas tout localement mais nous devons faire notre part. Cela passe par la sobriété de nos modes de vie, une amélioration de la capacité de résilience locale face aux aléas. Il nous faudra pour cela davantage de solidarité, agir en vue de la meilleure qualité de vie possible, accompagner les acteur·trices du territoire dans la réalisation de leur transition écologique.
3.1. Planifier l’évolution de la ville et du territoire
– Élaborer un Agenda 2030 en s’appuyant sur les conseils citoyens, des réunions publiques, une participation en ligne, et associant l’ensemble des acteur·trices du territoire. Il visera à mettre en œuvre une réduction de l’empreinte écologique locale. Il intégrera les recommandations des documents d’urbanisme, du programme Territoire Engagé pour la Transition Écologique (TETE) et de la stratégie de résilience du territoire
-Adopter un plan d’éducation populaire, adossé à une ligne budgétaire dédiée. Il confortera des dispositifs existants comme le passeport Développement Durable (DD) dans les écoles et s’élargira pour le grand public à des initiatives festives, associant les centres socioculturels et le monde associatif
3.2. Aménager et adapter la ville et son patrimoine
-Réfléchir à l’avenir du château : vers un « château immersif » de l’identité du territoire, de l’histoire du château, de la mémoire locale, de la dentelle, de Moulinex, en passant par l’imprimerie…
-Créer un lieu dédié à la connaissance de la nature locale pour tous les publics (enfants, adultes, scolaires, touristes…) dans une démarche participative à la Fuie des Vignes, sur la ferme, propriété de la ville. Ce lieu servira par ailleurs à développer une production alimentaire bio grâce à l’usage des terres agricoles par des maraîchers
-Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public afin de lutter contre la pollution de l’air et les îlots de chaleur, de favoriser la faune et de la flore et réduire la rapidité des écoulements de l’eau. (exemple : par l’aménagement continu des berges de Sarthe)
3.3. Amplifier la bifurcation énergétique
– Adopter un plan de développement des énergies renouvelables en mobilisant la participation des citoyen·nes (exemples : ombrières au boulodrome, parking de la Gare), des acteur·trices locaux et des entreprises
– Se fixer l’objectif de supprimer le chauffage par les énergies fossiles (fuel, gaz, …) pour les bâtiments publics et les équipements municipaux, et de les remplacer par le raccordement aux réseaux de chaleur urbains, le solaire, les pompes à chaleur, la géothermie, la récupération de chaleur
– Réduire ou éteindre l’éclairage public avec une adaptation aux besoins des activités nocturnes et à la tranquillité publique
– Renforcer l’accompagnement des habitant·es (administratif, technique voir financier dans certains cas) voulant faire des travaux d’économies d’énergie dans le cadre du service France Rénov existant au sein de la Communauté Urbaine
3.4. Développer des mobilités diversifiées
– Aménager des boulevards apaisés et plus fluides pour toustes (piéton·nes, cyclistes…) avec un accès sécurisé aux établissements scolaires, aux bâtiments publics et aux commerces, pour les mobilités douces
– Réduire progressivement la tarification des transports en commun pour aller vers la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d’emploi et les usager·es disposant de faibles revenus
3.5. Développer des activités économiques soutenables
– Soutenir le commerce de ville en utilisant les procédures légales et contraignantes telles les Opérations de Restauration Immobilière (ORI), le droit de préemption et la taxation sur les espaces inoccupés, et ainsi contribuer à faire baisser le prix des loyers de centre-ville
– Développer une monnaie locale complémentaire sur le territoire pour garder un maximum de pouvoir d’achat orienté vers les produits locaux. Elle permettra donc de réinjecter des dépenses de consommation dans l’économie locale
– S’engager dans la démarche « Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD) » et créer une Entreprise à But d’Emplois (EBE). Faire un diagnostic à la fois sur le nombre de personnes en besoin d’insertion et les activités socialement utiles non réalisées sur le territoire
– Soutenir les tiers-lieux agissant sur la transition écologique sur le territoire communal
-Mettre à disposition des citoyen·nes des plateformes dédiées pour favoriser la création de Services d’Échanges Locaux (SEL)
3.6. Accompagner la transition écologique du monde économique
– Accompagner les entreprises et les commerces vers la transition avec un appel à projet TPE – PME, permettant d’accorder une aide financière et technique aux lauréat·es
– Relancer l’aide au diagnostic et un plan d’action TPE et PME, sur les économies d’énergie, de flux et matières.
3.7. Développer une alimentation locale et biologique
– Construire une filière alimentaire en régie ou régie intéressée : production (ferme municipale), transformation (légumerie, cuisine centrale) jusqu’à la restauration collective pour atteindre dès que possible 100 % de produits bio ou durable et locaux.
– Proposer des assises de l’alimentation locale pour fédérer les acteur·trices locaux·ales et engager une expérimentation d’une Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA)
3.8. Garantir l’accès à l’eau
– Instaurer la gratuité des 15 premiers m3 d’eau dans la tarification progressive de la consommation d’eau potable en intégrant des critères sociaux
– Accroître la récupération des eaux de pluie pour les besoins de la collectivité (nettoyage, arrosage…) et pour les bâtiments neufs du secteur privé
– Créer des fontaines à eau potable sur les espaces publics – Multiplier et moderniser les WC publics en ville
3.9. Rénover le service des déchets
– Faire le diagnostic du fonctionnement de services d’enlèvement des ordures (nombre, taille, accessibilité des espaces de dépôts ; rythme de l’enlèvement ; méthodes du tri sélectif) à l’échelle de la Communauté Urbaine
– Étudier en amont du renouvellement du contrat du délégataire et avec les citoyen·nes, un meilleur recyclage et valorisation des déchets et ordures ménagères afin de générer des recettes
– Créer une équipe d’intervention de nettoyage de la voie publique et d’enlèvement des encombrants, mobilisable par une application ou par téléphone






