
Démocratie participative
Alençon a besoin d’un nouvel élan démocratique. Nous voulons redonner toute leur place aux habitant·es dans les décisions qui transforment notre ville. Notre engagement est clair : faire de la démocratie participative un mode d’action quotidien, fondé sur la transparence, le dialogue et la co-construction.
Les habitant·es doivent avoir les espaces et les moyens de débattre, d’élaborer et de décider des choix municipaux, de maîtriser le budget tout au long du mandat municipal, afin que la démocratie participative devienne une réalité.
Le budget participatif sera un levier essentiel de cette démocratie participative, avec également des conseils de quartier renforcés, une implication des citoyens sur les grands projets, la possibilité de référendums populaires pour certains grands projets.
Toustes les habitant·es qui vivent dans la ville pourront participer aux espaces de démocratie participative.
Des politiques sociales, éducatives et de prévention et non de répression
Les politiques répressives fragilisent nos libertés publiques, elles stigmatisent les habitant·es des Quartiers Populaires et les personnes issues de l’immigration, tout particulièrement les jeunes, souvent ciblés par l’action de la BAC.
La véritable insécurité, c’est le chômage et la précarité ; c’est l’abandon des populations discriminées et paupérisées ; c’est la disparition des services publics ; c’est l’affaiblissement du tissu associatif ; c’est la fragilisation des centres socioculturels.
Face à ces politiques qui nourrissent la peur, nous affirmons une autre voie : remettre au cœur de la ville le lien social, la santé, l’éducation, la prévention, pour construire une ville accueillante, solidaire, vivable pour toutes et tous.
Nous nous opposerons avec détermination à toute surenchère sécuritaire, parce qu’elle divise, qu’elle entretient l’inquiétude, et qu’elle alimente le racisme et toutes formes de discriminations. A ce titre, la vidéosurveillance a partout fait la preuve de son impuissance : elle n’aide quasiment jamais à la résolution des cas d’agression ou de « délinquance », sans commune mesure avec ses coûts exorbitants. Plutôt que d’empêcher les agressions, elle les déplace. Elle est inefficace et coûteuse pour la collectivité.
Notre priorité : une ville qui protège en renforçant l’égalité, pas en renforçant la répression.


Écologie et développement
L’humanité, du fait de ses activités, fait face au plus grand défi de son histoire. Elle est confrontée aux dépassements de nombreuses limites planétaires, notamment le réchauffement climatique, les pollutions et la destruction de la biodiversité. Ces évolutions menacent à terme la survie de l’espèce humaine.
Alençon et ses habitant·es sont déjà atteint·es par les effets de la crise écologique, à travers par exemple l’accroissement de la fréquence des canicules et des sécheresses. C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent d’user de tous les moyens à la disposition de la municipalité pour limiter autant que possible ces évolutions. Elles touchent chacun·e d’entre nous, et particulièrement les plus modestes. Il est nécessaire de réduire nos impacts environnementaux, d’adapter la ville et la Communauté Urbaine d’Alençon (CUA) et se préparer aux défis à venir.
Nous ne pouvons pas tout localement mais nous devons faire notre part. Cela passe par la sobriété de nos modes de vie, une amélioration de la capacité de résilience locale face aux aléas. Il nous faudra pour cela davantage de solidarité, agir en vue de la meilleure qualité de vie possible, accompagner les acteur·trices du territoire dans la réalisation de leur transition écologique.
Les politiques d’urgence sociale
Lutter contre les inégalités sociales doit être au cœur des priorités d’une municipalité.
Le projet de loi de finances 2026 va continuer d’aggraver la situation des populations les plus pauvres. Localement, cela aura des conséquences dramatiques pour un certain nombre d’associations de solidarité qui ne pourront plus assurer leurs aides.
Alençon fait face depuis plusieurs années à une réalité sociale préoccupante. Les données statistiques montrent que près de 28 % des habitant·es vivent sous le seuil de pauvreté, soit presque le double de la moyenne nationale. La pauvreté est encore plus marquée dans certains quartiers. A Perseigne, classé quartier prioritaire de la politique de la ville, elle touche près de 58 % des habitant·es.
Une grande majorité des habitant·es les plus pauvres sont des femmes seules qui assument l’éducation de leurs enfants et les charges financières de la famille, freinant ainsi leur accès à l’emploi, à la formation, au logement ou encore à la garde d’enfants.
Ces constats traduisent des conditions de vie difficiles, une fragilisation du lien social et un risque d’enfermement durable dans la précarité pour une partie des Alençonnais·es.
Face à cela, un programme municipal ne peut se contenter d’agir à la marge : il doit faire de la réduction des inégalités et du soutien aux publics vulnérables une priorité centrale.


Une ville égalitaire en lutte contre les discriminations
La société capitaliste s’appuie sur un ensemble de systèmes d’oppressions, s’articulant entre eux, pour maintenir la domination d’une classe sur l’ensemble du corps social.
Ces systèmes diffusent dans l’intégralité de la société (à travers les âges, les classes sociales, les catégories socioprofessionnelles, les territoires, les médias et la culture…). Ils frappent une majorité de l’humanité en les assignant à des constructions sociales : les femmes, les enfants, les personnes racisées, les personnes LGBTI+, les personnes handicapées les personnes victimes d’islamophobie, les personnes victimes d’antisémitisme et de toutes discriminations religieuses,… Ils créent des critères de vulnérabilité qui exposent les individu·es à des violences, qui entretiennent la précarité et les excluent. Ces violences discriminatoires ont un coût important pour la société et les collectivités puisqu’elles impactent la santé des personnes concernées, leur accès au travail, au logement etc.
Afin de garantir l’accès aux droits et la construction d’une société juste et égalitaire, traiter les violences ne suffit pas : il nous faut des outils de prévention, des structures d’accompagnement des victimes et de prise en charge des agresseurs. La priorité politique est la déconstruction de ces systèmes d’oppressions y compris à l’échelle communale.
Habiter sa ville, s’exprimer, se divertir : arts, cultures et sports à Alençon
Les arts, les cultures et les sciences sont des moteurs essentiels d’ouverture d’esprit, d’émancipation et de transformation sociale s’ils ne sont pas instrumentalisés ni réservés au monopole d’une élite, mais considérés comme l’expression d’un langage universel humain. L’art, en transformant notre rapport au réel, nous invite à regarder différemment ce qui nous entoure et peut bousculer nos certitudes. Les sciences, en expliquant et en donnant à comprendre, transforment notre regard, éclairent les complexités du vivant, du social, du politique et de l’environnement, et fondent l’action collective.
Il est nécessaire de développer des actions de compréhension scientifique associées à une offre artistique et culturelle pour lutter contre les obscurantismes, les racismes, les discriminations et toutes les formes de négationnisme.
Garantir la diversité et la liberté de création, d’expression et d’association constitue un pilier majeur du projet. Cela passe par un soutien affirmé aux artistes, aux compagnies, aux structures locales, aux artisans et à toutes celles et ceux qui contribuent à la vitalité culturelle du territoire. Leur reconnaissance est indispensable pour construire des politiques adaptées et ambitieuses. Le programme vise à encourager l’appropriation des quartiers et de la ville par toutes et tous, grâce à des projets artistiques et artisanaux favorisant l’émancipation individuelle et collective ainsi que la valorisation des initiatives existantes. Enfin, l’accès à l’éducation artistique pour le plus grand nombre, à tous les âges de la vie, doit devenir un droit effectif. La pratique, le partage et le divertissement culturels seront facilités par une politique tarifaire adaptée, pensée pour lever les obstacles sociaux et économiques.

Ils ont appliqué un vrai programme de gauche dans d’autres villes.
Retrouvez les extraits de la rencontre avec Damien Carême, ancien maire de Grande Synthes.
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